Depuis quinze ans, nos territoires ont mené un effort remarquable pour déployer l’un des réseaux d’initiative publique les plus performants d’Europe. Ce réseau est devenu un levier structurant pour l’activité économique, l’attractivité et la cohésion locale. Alors que s’ouvre une nouvelle étape, une question essentielle se pose : quel rôle doit désormais jouer l’intercommunalité dans le maintien et l’évolution de ces infrastructures, au service de la prospérité de nos territoires ?
La loi NOTRe a confié aux intercommunalités une compétence numérique pleine et entière. À ce titre, elles disposent d’une légitimité naturelle pour accompagner l’avenir des réseaux, sans se substituer aux échelons qui en ont assuré la maîtrise d’ouvrage et piloté le déploiement. L’enjeu n’est pas de redéfinir les responsabilités, mais de rappeler la nécessité pour chaque intercommunalité de s’emparer de ces questions, afin de garantir un développement cohérent, durable et aligné avec les besoins économiques locaux.
Notre communauté fut, il y a quinze ans, parmi les premières à engager cette réflexion. C’est de cette dynamique pionnière qu’est née, ici à Deauville, la première édition des États généraux des réseaux d’initiative publique. Une démarche qui, avec le recul, apparaît visionnaire.
Aujourd’hui, il nous appartient collectivement de consolider un modèle économique et opérationnel permettant à ces réseaux de continuer à soutenir l’innovation, l’entrepreneuriat et la qualité de vie. L’intercommunalité y prendra toute sa place, en acteur responsable, engagé et attentif à l’équilibre de l’ensemble de la chaîne.
Philippe AUGIER, Président de la Communauté de Communes Coeur Côte Fleurie